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  • Photo du rédacteurAnna Le Marchand

Bien-Vivre et Bien-Agir, une philosophie de vie

Notre cerveau possède un pouvoir extraordinaire : celui de se représenter ce qui n’existe pas dans le présent.


Ainsi, grâce à nos capacités d’analyse et d’anticipation, nous sommes capables de convoquer le passé et l’avenir à volonté. Nous pouvons même, grâce à notre créativité, introduire des variables et des changements dans ces extrapolations, afin de multiplier à l’infini les scénarios possibles.

Cela nous permet d’apprendre de nos erreurs : nous ajustons notre comportement en fonction de ce que nous avons analysé des situations passées. Nous sommes aussi capables de nous préparer, d’éviter et d’imaginer des solutions aux problèmes futurs, avant même qu’ils ne surgissent. Cela a ainsi pu garantir à notre espèce une capacité à survivre et surpasser les contraintes de notre environnement. Aujourd’hui, nous ne craignons plus la faim, le froid ni les prédateurs. Nous ne sommes plus les victimes des problèmes absolus, menaçant notre survie, auxquels nos ancêtres ont été confrontés pendant des centaines de milliers d'années.



Dans nos sociétés actuelles en revanche, nous sommes plutôt victimes des problèmes que nous inventons sans cesse, et qui n’existent pas réellement dans notre présent.

Notre cerveau, du moins sa capacité extrêmement utile de représentation des scénarios possibles, a fortement tendance à se retourner contre nous. En effet, nous ne l’utilisons que rarement à bon escient : il n’est plus suffisamment alimenté en vrais problèmes concrets. Il a ainsi souvent tendance à tourner à vide, et à extrapoler de façon complètement inutile à chaque moment de « disponibilité mentale ».

Ainsi, lorsque nous avons l’occasion de savourer le moment présent, d’être dans l’ici et le maintenant et nous imprégner de notre environnement, nous préférons nous plonger dans les méandres infinis de nos inquiétudes et de nos regrets.

Cette attitude, notamment celle qui nous enjoint à prévoir, devient une habitude, un réflexe, et même souvent une addiction.

Nous ne supportons plus de laisser les choses venir à nous, de façon surprenante et imprévisible. Nous cherchons à tout contrôler, tout verrouiller, afin que la réalité se plie à notre conception du futur, dans laquelle nous avons investi tant d’énergie mentale et de temps.


Plus nous ruminons, plus nous donnons du corps et du poids à nos conceptions de la réalité. Cela a tendance à rendre douloureux notre rapport à la réalité et peut engendrer une collection de difficultés émotionnelles contaminant notre vie au jour le jour. Cela crée de l’anxiété et de la colère, entretient le sentiment de solitude et d’abandon et génère des problèmes relationnels.

Lorsque le comportement devient envahissant, il conduit à l’apparition de troubles qui peuvent s'aggraver au point de mettre en danger l’ensemble de notre vie. La dépression est souvent le résultat de mois, voire d’années, passés à ruminer.


Nous nous interrogeons souvent : pourquoi vais-je si mal alors que j’ai tout pour être heureux ?

La réponse est finalement assez simple : nous avons peut-être tout dans le présent, mais nous refusons de vivre dans le présent. Nous vivons dans notre tête, qui ne nous fait voir que ce que nous n’avons pas, tout ce que nous ne pourrons pas avoir et tout ce que nous pourrions perdre. Cette vie dans notre mental est terrifiante, insatisfaisante, et elle nous accompagne à chacun des instants que nous pourrions consacrer à nous connecter à notre réalité.

La bonne nouvelle, c’est que cette attitude n’est pas une fatalité. Ce n’est pas parce qu’on a fonctionné ainsi toute sa vie qu’on est condamné à continuer ainsi. Apprendre à ne plus se laisser happer par les sirènes de nos pensées est possible, et est accessible à tout le monde.

Dans cette série d’articles consacrés à ce sujet, je vous propose de développer certains concepts et techniques pour apprendre enfin à mieux se saisir du présent.


Articles à venir :

  • L’émotion, base de la psychoéducation

  • Fonctions des pensées négatives répétitives

  • Détecter et couper le comportement ruminatoire

  • Sortir du comportement ruminatoire

  • L’illusion de la confiance en soi

  • Le tabou de l’échec

  • Retrouver confiance en soi après un échec

  • Bien-être versus Bonheur

  • L’acceptation

  • Les outils de l’acceptation

  • Et bien d’autres.


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